Accueil
Arnaud Petit - Stéphanie Bodet

Maroc

Babel / Taghia / Maroc - septembre 2007
Babel / Taghia / Maroc - septembre 2007
Avec Titi Gentet et Nicolas Kalisz, Stéphanie et Arnaud ouvrent un big wall de libre exceptionnel : "Babel", 800 m, 7c+ max, très engagé.

Tagoujimt n'Tsouiant (TNT) est l'une des plus hautes parois calcaires du monde. Démarrant au fond d'un canyon austere et terminant 800 metres plus haut sur un pilier rouge, nous avons pu tracer en 15 jours d'effort notre nouvel itinéraire.

Les difficultés soutenues, la beauté de certaines longueurs, l'ambiance et l'ampleur de la paroi font de "Babel" une voie fabuleuse. L'escalade est exigeante, elle "déroule" rarement et l'aspect psychologique est important. Les répétiteurs devront eux aussi se surpasser.

Nous avons ouvert la voie du bas, en libre et en se posant sur crochets ou pitons pour hisser la perceuse et placer un spit. Le niveau obligatoire entre deux spits est peut etre de 7a+ et il y a souvent 5 ou 6 metres entre deux points. Fred Ripert a filmé cette ouverture.

TOPOS
Topos
Compléments
ALBUM PHOTO
Voir cet album photo

Le récit d'Arnaud

Babel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocBabel / Taghia / MarocArnaud L13Stef L15-crochets

Tagoujimt n'Tsouiant est l'immense muraille qui domine le village de Taghia au sud. Plusieurs voies d'artif y ont été ouvertes des 1976. En 2004, le couple de grimpeurs polonais David Kaszlikowski et Eliza Kubarska ouvrait une voie de libre, " Fantasia " (7c, 650 m), tres belle et soutenue sur ses 500 premiers metres.
Depuis mon premier voyage a Taghia en 2002, j'avais essayé d'imaginer une ligne sur cette paroi impressionnante, mais c'est seulement l'année passée que j'ai trouvé un cheminement qui me convenait. Un départ tout au fond du canyon pour sortir sur le pilier rouge qui délimite le haut de la paroi sur la gauche. L' escalade promettait d'etre soutenue du premier au dernier metre.

Nico Kalisz qui revait de retourner a Taghia gravir les classiques de libre, était tenté par le projet ainsi que par la découverte de l'ouverture depuis le bas avec une perceuse. Titi, lui aussi convaincu de l'intéret de la ligne, était du voyage. Nous avions ouvert ensemble il y a trois ans < Le Grand Carnaval >, 450 m, 8a+, commencé avec Michel Piola. Quant a Stéphanie, elle allait devoir se mettre sérieusement au < bricolage > sur crochets, sa seule expérience d'ouverture avec une perceuse s'étant soldée par une chute, perfo a la main...

Nous avions décidé d'ouvrir < engagé >, dans la limite de ce que l'on était capable d'accepter nous meme comme distance entre deux points. Certains appellent cela le style Larcher, du fait que le grimpeur italien a largement mis en avant les fondements de son éthique dans les magazines de montagne. Ce style, tres exigeant est particulierement honnete vis a vis des répétiteurs, puisque l'ouvreur grimpe en libre a l'ouverture et ne se pose sur des crochets, un piton ou des coinceurs que pour hisser la perceuse et placer un spit. Nous souhaitions donc nous pousser dans nos retranchements, en sachant des le départ que sur cette paroi exposée au nord, trouver des bons emplacements de crochets ne serait pas facile. Le rocher peu sculpté promettait une ouverture bien plus délicate que celle des < Rivieres Pourpres >, de < L'Axe du Mal > ou du < Fil de la Nuit >...

Le premier jour nos équipons un acces par des vires expo pour attaquer directement par ce qui sera L5. L'équipe, en partie touchée par la traditionnele tourista, n'est pas au meilleur de sa forme.
Le deuxieme jour, Fred pose un instant sa caméra et accompagne Nico, qui pose lui son cerveau au relais : il ouvre bien engagé, limite expo, cette premiere longueur au style exigeant et au rocher superbe. Le tempo est donné, les bases du style d'ouverture sont fixées ! Le reste des troupes est pressé d'aller voir a quoi ça ressemble, excité par les commentaires des ouvreurs. Reste a retrouver de l'énergie. Car si pour moi, les amis parlent de chatouillage (j'évoque un début de refus de tagine), pas de doute, Stef et Titi sont vraiment mal en point (la kefta d'Azilal?) : c'est le vrai mal de ventre, celui de Taghia, a la hauteur des parois qui entourent le village. Titi va émerger au bout d'une journée alors que Stef poursuit un régime minceur dont elle se serait bien passée 24 heures de plus.

Le constat au retour des journées de grimpe est toujours le meme : c'est la grande classe, mais ce n'est pas facile a ouvrir. Se caler pour mettre un point est souvent un bon moment de solitude, d'autant que le style de grimpe des premieres longueurs est tres exigeant.
Plusieurs fois nous montons jusqu'a une prise qui serait parfaite pour mousquetonner mais impossible de se poser sur crochets : S'ensuit alors une désescalade en catastrophe ou une chute, pas facile de se < Larcher > dans un terrain peu adapté. Ici le moindre 7a (cotation une fois la longueur nettoyée) demande de donner le maximum, quelques touffes d'herbes dans les trous, un peu de poussiere sur les prises et les ouvreurs se retrouvent au taquet.Apres 5 ou 6 spits posés qui demandent souvent 3 heures d'efforts, celui qui ouvre est vidé et il n'a plus toute sa lucidité. Symptome classique, il hésite par exemple a mettre un spit des lors qu'il a le pied juste au dessus du précédent (projet rapidement abandonné apres les remarques désobligeantes de l'assureur), ou alors il dévie de la ligne des qu'il voit une strate... Bref, il est alors temps de changer le leader avant qu'il ne soit meme plus en mesure de se servir d'un grigri.
Evidemment, passer d'assureur transi au relais a celui de grimpeur de bloc qui doit tout donner entre deux points est loin d'etre facile.
C'est cela l'ouverure d'une grande voie du bas. Pas mal d'attente et des moments ou il faut se surmotiver pour grimper a son max quasiment a froid. Si les journées ne sont pas hypers physiques, elle n'en sont pas moins éprouvantes.

Nous avançons doucement dans notre ouverture, en moyenne une longueur et demi par jour...
Mais ce rythme ne me stresse pas outre mesure car nous avons prévu 15 jours pour ouvrir la voie et une semaine pour l'enchaînement, cela laisse de la marge. Fred, en caméraman consciencieux, est un peu plus soucieux, il attend toujours les vraies images dont il reve depuis le début : une vue plongeante, avec le grimpeur tremblant sur son crochet. Je lui promets qu'il aura cela un peu plus tard, des lors qu'on fixera des cordes depuis le haut en montant au sommet a pied. En tout cas, je trouve que Fred s'adapte tres bien aux techniques de big wall, il est rapide et devient petit a petit un expert du jumar. D'apres Titi, il est meme trop rapide : < Tu lui as expliqué que dans les traversées il fallait mettre un mousqueton de sécurité sur la poignée d'en bas?... >. Ce qui veut dire : < Arnaud, tu n'a pas assuré... il fallait coacher Fred mieux que cela. >. C'est vrai que nous sommes partis dans notre ouverture un peu vite, et que le monde au gîte et le fait de courir de part et d'autres m'a fait oublié l'essentiel!

Apres 10 jours d'équipement, nous optons pour l'option que Fred attend, et que les grimpeurs ont repoussé le plus longtemps possible parce que cela nous dérange d'ouvrir par le bas apres avoir vu les longueurs en rappel. Il est convenu que c'est Stef, Fred et moi qui poserons les cordes et que c'est plutôt Titi et Nico qui ouvriront ces longueurs. Grâce aux nombreux amis qui nous accompagnent pour rejoindre le sommet de Tagoujimt par le chemin du Tire Bouchon, les 3 heures de marche avec les 350 m de stat, perceuse et matos de bivouac ne sont pas trop abominable. Ce sympathique moment de solidarité fait suite a l'engouement pour notre projet par un nombre important des grimpeurs présents au village et cela nous fait chaud au coeur. Un jour, Jody est monté assurer Nico pendant une matinée. Et se taper 250 metres de jumars pour moisir 3 heures a un relais, la nuque reversée, c'est plus que sympa, meme si ce jour la, le spectacle était de taille, Nico ouvrant la premiere partie du 7c+ avec une facilité et une grande maîtrise.

Cette journée en passant par le sommet de Tagoujimt sera marquée par une presque grosse catastrophe. Stef, fatiguée et chargée s'emmele les pieds sur une arete, fait deux saltos et se rattrape par la main avant une barre rocheuse de 20 metres... Tout est bien qui finit bien : seuls bobos, des écorchures et des gros bleus. Comme sur le moment elle marche difficilement, l'option de descendre se soigner et se reposer au gîte est éliminée et nous conservons notre programme, un bivouac proche du sommet, dans une magnifique grotte de berger.

Le lendemain, en posant 350 metres de stats nous rejoignons le dernier relais placé, 70 metres sous la vire de la Bougie. Stef n'est pas tres vaillante mais elle va mieux. Elle ne peut pas trop lever la tete et souffre avec la pression du baudrier qui appuie sur ses bleus, mais elle peut m'assurer dans une tres belle longueur de 7a+. Fred peut enfin faire des images du dessus. C'est super. Nouveau bivouac, cette fois en paroi, sur la vire de la Bougie. Le perchoir, avec une vue magnifique sur le village, est fantastique. Nous dormons tous tres bien et le lendemain, Stef ragaillardie et motivée commencera a ouvrir la longueur de la Bougie avant que Nico et Titi nous rejoignent et nous remplacent.
Nico va encore se lâcher sur la fin de la longueur. < C'est facile, alors ça va > dira-t-il a Titi, impressionné par la distance entre deux points alors qu'il le rejoint en second.Ce soir la, Titi attaque la longueur qui suit, encore du beau rocher rouge, bien raide, avec des trous.

Alors que nous avons rejoint le village et que Stéphanie est embrassée par toutes les femmes qui ont été au courant de son accident et qui proferent des Baraka et des Amdoulilla, Nico et Titi bivouaquent a la Bougie.
Le lendemain, Titi finit d'ouvrir la derniere longueur raide, encore un 7b. Puis dans un terrain plus facile, ils ouvrent les trois dernieres longueurs, des dalles et des bombés de pres de 60 metres séparés par de belles vires confortables. La paroi est moins impressionnante sur les dernieres longueurs, pourtant l'escalade reste toujours aussi magnifique et les points aérés demandent d'etre vigilant.
Au sommet, Nico pose le dernier spit avec l'aide d'une bergere. Elle insite pour l'aider a hisser la perceuse ! Moments hors du monde pour nos deux comperes au sommet avec le soleil couchant et les deux jeunes bergeres de Tamdarote, venues surveiller des chevres a plus de trois heures de leur maison. Rappels sur les stats, bivouac a la bougie. Le lendemain pour son dernier jour a Taghia, c'est sous la pluie que Titi nettoie le maximum de passages avant de rejoindre le village.

Apres le départ de Titi, Nico ira répéter < Sur le Fil de la Nuit > avec Baptiste alors qu'avec Stef et Fred, nous allons équiper les premieres longueurs, celles que nous avions contournées pour gagner du temps a l'ouverture. Apres un nettoyage et un repérage en rappel cette fois, l'ouverture perd un peu son côté aventureux mais gagne en plaisir de grimpe. Je comprends enfin pourquoi certaines voies du Rätikon sont ouvertes ainsi. Je me lâche un peu a la fin de la premiere longueur et au dessus du quatrieme point de la deuxieme longueur. Cela donne du 6c et du 7a avec 15 metres de plomb possible.

Pour nos derniers jours a Taghia nous préférons nous concentrer sur le nettoyage de la voie et les images. L'ouverture nous a pris beaucoup d'énergie et tenter l'enchaînement intégral de la voie nous imposerait trop de jours de repos. Ce sera pour une prochaine fois. De toute façon, nous sommes tous tellement attachés a cet endroit que cette perspective nous enchante. Nico aura lui enchaîné toutes les longueurs de la voie, a l'ouverture lorsqu'il était en second ou lorsqu'il a fait un run avec Baptiste, de L5 a L14.

Nous motivons Yann Ghesquiers et Didier Angonin, venus pour une petite semaine, pour qu'ils tentent notre voie toute neuve. Quelques jours apres notre départ, il vont s'offrir la premiere en libre. Yann réussissant l'exploit de faire la voie a vue et a la journée. Bravo ! A leur retour, ils insistent sur la distance entre les points qui ne rend pas toujours l'escalade plaisante, du fait du stress, d'autant que le lieu n'incite pas a se casser une cheville.. < Il faut etre prévenu et se lancer dans cette voie un peu comme pour une grande course en montagne. > dit Yann. < Le plaisir, c'est une fois que t'es tirer d'affaire, au sommet ! > ajoute Didier.

Leurs commentaires nous font douter sur le syle tres engagé de notre ouverture. N'a-t-on pas poussé le bouchon un peu loin? Yann est un des meilleurs grimpeurs du monde et qu'il se fasse peur dans cette voie nous donne a réfléchir.

Pourtant je suis persuadé qu'apres quelques répétitions, la voie sera moins exigeante, les traces de passages ainsi que les mises en gardes sur les crux diminuront forcément sa difficulté.Nous avions abordé l'ouverture de la voie dans un état d'esprit particulier : etre a la limite mentalement, physiquement et techniquement. Chacun de nous s'est poussé a sa limite, s'est fait peur parfois et a beaucoup appris. Nous avons fait le choix de ne pas rajouter de points apres l'ouverture parce qu'il nous a semblé important que les répétiteurs puissent vivre en partie ce que nous avons vécu. Cette voie est ainsi équipée, il y en a d'autres superbes et beaucoup moins engagées a Taghia. Ce qui est essentiel, c'est que ceux qui choisiront d'aller dans cette voie soient prévenus.

Des lors < Babel > ne sera pas tout de suite une grande classique. Cela va rester pour quelques années un fantasique test de maîtrise pour les meilleurs grimpeurs. Car si les cotations n'ont rien d'extraordinaire, grimper dans y demande un sang froid et une continuité a toute épreuve. En espérant que les répétiteurs s'y fassent plaisir et en confirment le caractere et la beauté.

Une grand merci a Jean Jacques Thomasson / J2T qui a loué la caméra vidéo HD. Merci a tous ceux qui nous ont aidés sur place : Jody, Boris, Baptiste, Flore, Ahmed et Said Oulfakir, Christophe, Medina, Lassen, Martine et Jean Jacques et bien sur Said et Fatima pour leur accueil.

 

"Babel" a la loupe :

Babel / Taghia / MarocBabel / Taghia / Maroc

800 metres de grimpe, 670 m de dénivelé
7c+ max, 7a+ obligatoire

Le style : tres varié, beaucoup de dalles physiques avec les pieds a plats.

Sur les 18 longueurs d'escalade, 14 dépassent le 7a. Cela en fait un gros challenge pour une ascension a la journée. Il y a un tres bon bivouac a R14. On peut aussi bivouaquer a R11, mais dans ce cas, un portaledge est préférable.La voie est entierement équipée, 175 goujons (11 au maximum par longueur) et se redescend en rappel. Il faut des cordes de 60 m.

Cotations : mis a part L1 et L10, les cotations sont plutôt séveres,
L1, 5 points, 35 m, 7a, dévers, hyper engagé pour aller au relais (6b+/6c)
L2, 6 points, 35 m, 7b, mur vertical bien sculpté et soutenu, tres engagé au dessus du 4e point
L3, 5 points, 20 m, 6c, bloc au départ
L4, 30 m, facile et marche
L5, 50 m, 7b+, mur raide, tres engagé dans le crux (7a+ oblig)
L6, 40 m, 7b+, dalle puis mur technique peu physique mais fatiguant, pieds glissants, expo mais facile au dessus du 3e, tres engagé au trois quart de la longueur (7a+ oblig)
L7, 25m, 7b, verticale puis dévers, tres engagé
L8, 7c, 45 m, dalle puis mur Céüsien technique
L9, 7a, 30 m, engagé
L10, 7c+, conti puis bloc en haut, engagé
L11, 7b, 30 m, mur a verticales, fissure et réta (tres engagé) avant une traversé sur une vire
L12, les tafonis, 7a+, 55 m, super agréable si ce n'est que c'est hyper engagé
L13, 7a+, 40 m, dalle puis fissure déversante
L14, 6b+, 30 m, facile au début, (au 3e point aller vers la droite, le spit au dessus est un spit de but), L15, 7b, 45 m, La Bougie, rude et dévers au départ, expo dans le haut (6c)
L16, 7b, 60 m, un pas a doigt au départ
L17, 6b+, 55 m, encore une grande longueur avec peu de points
L18, 7a, 60 m, pareil
L19, 6a+, 55 m, ça se calme enfin
L20, marche, 15 m.

Descente : du sommet monter tres peu et traverser vers l'ouest en restant sous une barre rocheuse de 50 m de haut, on rejoint le < Vallon des 3 Bergeries > qui amene a la riviere entre Baraka et le pied des voies de Tadrarate, puis on suit le chemin (classique et parfois aménagé) de Baraka qui rémene au village. Compter un peu plus de 2 h. Cette solution est plus rapide que le retour par le Tire Bouchon.

Les infos pratiques

Marrakech - Azilal : 3 h de Taxi (60 euros minimum) ou 4 h de bus (5 euros par personne), départ a 8h 30 et 12 h 30 de la gare routiere.
Azilal- Zaouia Ahansal : 3 h de Taxi (40 euros mais tous les taxis ne font pas le trajet ) ou minibus de Mouha, 60 euros.
Zaouia-Taghia : 2 h 30 de marche, mules pour les sacs (10 euros, 70 kg)

Contacts : (tous parlent français)

Youssef Rezki, guide officiel, personnage important et réfléchi de la vallée, possede un gîte a Taghia. Il travaille souvent sur d'autres massifs avec des groupes. Youssef peut organiser votre voyage.
Son mobile : +212 68 90 98 43, aoujdade(a)yahoo.fr
Mouha El Mouden, fait le trajet Azilal-Zaouia, tous les jeudi et samedi, petits prix ces jours-la (transport collectif) départ a 14 h, départ en face de l'hôtel Ben Ziad. Il répond aussi a la demande. Tel : +212 66 65 09 78. 

A Zaouia Anhsal, une super adresse pour trouver un 4X4, les mules et surtout pour un trek si besoin (les possibilités sont nombreuses autour de Taghia de 3 jours à une semaine), avec un guide adorable et très compétent : Ahmed Oulfakir, e mail oulfakirahmed(a)yahoo.fr, mobile +212 67 688 4018. Adresse postale : Douar Agoudim, Zaouia Anhsal, 22010 Azilal.

 

Logement a Zaouia :
Un petit groupe pourra dormir chez les Oulfakir.
Sinon la très bonne adresse à la sortie du village,  Amagar Mohamed, mohamedamagar(a)yahho.fr, +212 672868476

Il existe deux autres gites a Zaouia dont celui de Amadar, +212 23 45 93 93

Ces gîtes peuvent aussi vous réserver un 4X4 depuis Marrakech, environ 1500 DH. 

Logement a Taghia :
Gîte chez Said, accueil tres agréable, très confortable depuis 2009, c'est le gîte le plus proche des falaises, il a tous les topos,
Demi pension a 10 euros, tres bonnes omelettes a midi,
Si vous voulez réserver, le téléphone du Gîte : +212 523459290;  E mail :gitesaid(a)yahoo.fr ou par la poste, Said Messaoudi, Douar Taghia, Zaouia Anhsal, 22010 Azilal

Egalement le Gîte de Youssef Rezki, au sommet du village, très beau belvedere, 12 euros. Il a aussi des topos. 

 

Conseils :
A Taghia, possibilité d'acheter du pain, pâtes, riz, vache qui rit, eau minérale, Coca.
Mais il est conseillé d'amener un peu de nouriturre, en particulier pour les midis et l'escalade. Bien appréciable des lors qu'on est malade.
Il faut traiter l'eau, meme si on la prend aux sources. Essayer de limiter votre consommation d'eau minérale : les bouteilles en plastique sont brulées sur place.
Ne pas oublier le Smecta!